Le jardin botanique

Le Jardin Botanique des Pyrénées Occidentales travaille :

  • à la connaissance et à la protection de la flore locale,
  • à l'étude de la germination et de la conservation des graines,
  • à la création d'une séminothèque (ou herbier de graines avec actuellement près de 10000 espèces en collection),
  • à l'introduction en culture d'espèces rares souvent non rentables,
  • à la vulgarisation de la botanique au niveau régional et national,
  • à la communication autour du végétal notamment par :
    • le centre de documentation,
    • l'édition de ses publications.
  • à la sensibilisation de tous aux difficultés que rencontre la conservation végétale et animale dans notre pays.

C'était un beau projet


Outre ses divers travaux botaniques, l'association avait envisagé sur le site de St Jammes, la création d'un jardin botanique à la fois ludique et culturel en alliant la présentation d'espèces insolites et les animations autour de la botanique tout en conservant par ailleurs une spécificité pyrénéenne. Cette structure était destinée à financer les activités non rentables du jardin car pour ce qui l'ignore, la recherche et les collections ne sont pas rentable d'où la création de la pépinière. De part sa situation géographique à 13 km de Pau, dans un canton en recherche d'activités, l'intérêt touristique et économique nous était apparu comme un atout pour notre projet. Au contraire nous avons fait l'objet d'un désintéressement actif des décideurs à tous les niveaux que ce soit, avec comme apogée l'obligation de construire "un tourne-à-gauche" sur la route en réponse à l'attribution d'une subvention par l'Etat . C'est bien connu on vous reprend d'une main ce que l'on vous donne de l'autre ! Dommage que l'administration génère a priori plus de fardeaux sur les usagers en vertu de règles appliquées à lettre au lieu d'une aide qui faciliterait la création et la pérennisation de projets porteurs d'avenir notamment en matière de patrimoine naturel. Nous avons donc un magnifique aménagement routier qui assure la sécurité des visiteurs mais pas de jardin à visiter ! Tout cela est à l'image de l'importance que l'on accorde aux Sciences Naturelles dans notre pays.

L'espoir renaissait lorsque l'agglomération paloise jeta un regard bienveillant sur ce projet en l'incluant dans un schéma d'aménagement urbain sur un site naturel approprié. Mais une fois de plus hélas, les tentacules administratives relayées par une volonté politique divisée ont eu très vite raison de notre enthousiasme et du projet.

Nous nous rabbations alors sur l'opportunité de planter des collections dans le cadre de l'enrichissement botanique de la ville de Pau avec comme thème une collection d'eucalyptus mais, jamais deux sans trois, malgré plus de 200 espèces fournies, moins d'une dizaine ont été plantées et la coopération arrêtée pour éviter d'avoir à pérenniser nos interventions dans le cadre d'une gestion scientifique des collections. En conclusion pas de jardin dans le sud de l'Aquitaine, pas de jardin en Béarn pourtant les politiques ne cessent de parler du développement durable, de biodiversité et de conservation du patrimoine naturel : oui mais en parler ne coûte rien !


Nos activités


Actuellement, les activités du jardin botanique se font dans trois directions et ce en rapport avec les contraintes économiques de l'association :
  • l'étude de la conservation et de la germination des graines,
  • l'introduction en culture d'espèces rares non rentables pour une pépinière,
  • la vulgarisation de la botanique par des publications.

 
Les jeunes plants sont cultivés en tubes

Grâce à nos échanges avec plus de 300 jardins botaniques et notre persévérance dans la recherche de graines rares, nous avons, en dix ans, introduit en culture régulières des centaines d'espèces d'arbres et d'arbustes qui n'étaient pas jusqu'ici disponibles à la vente sur le marché français car bien souvent non rentables. Nous avons donc contribué à l'enrichissement de dizaines d'arboretums ou de jardins botaniques publics et privés en France et dans le reste de l'Europe. A ce titre et pour mieux définir ce type de travaux, je propose un néologisme pour cette profession , celui de botaniériste construit par la contraction de botaniste et de pépiniériste tel que le fut en son temps le mot "informatique".

Par exemple, nous avons introduit, multiplié, distribué et vulgarisé des espèces quasiment introuvables dans le commerce telles que :

Acer coriaceifolium, Acer diabolicum, Acer longipes, Araucaria angustifolia, Asimina triloba, Betula tianschanica, Brabejum stellatiformis, Carya aquatica, Carya ovalis, Carya pallida, Carya texana, Castanea pumila, Celtis africana, Cercis racemosa, Cercis reniformis, Diospyros lycioides, des dizaines d'Eucalyptus dont amplifolia, barberi ou resinifera, Glyptostrobus lineatus, Hovenia dulcis, Juglans hindsii, Keteleeria evelyniana, Lomatia hirsuta, Picea crassifolia, des dizaines de Quercus dont arizonica, engelmannii, emorii, hartwissiana, polymorpha ou rugosa, Rhamnus prinoides, Rhus succedanea et des dizaines de Searsia, Sophora secundiflora, les 3 espèces de Widdringtonia, etc.



Nos ressources


Les ressources financières de l'association sont assurées par :
  • la vente d'espèces rares introuvables sur le marché et produites par le jardin,
  • les publications diverses, conférences, cours. Pour plus d'information et pour éventuellement adhérer, reportez-vous à la rubrique Documentation.
  • les dons éventuels.