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MALADIE SUR LES EUCALYPTUS
Depuis quelques années un groupe de champignons du genre Puccinia (notammen P. psidii) affecte la majorité des espèces de Myrtaceae originaires du quart Sud-est de l'Australie, depuis le Queensland jusqu'au Victoria. Les principaux genres concernés sont Callistemon, Melaleuca et Eucalyptus.
Les plantes infectées sont couvertes de coussinets jaunes ou orangés d'aspect pulverulents surtout sur les jeunes feuilles. Afin d'éviter la propagation aux autres Etats, les autorités sanitaires ont interdit l'exportation des graines des espèces originaires de cette région. Or c'est de là que proviennent la majorité des espèces d'eucalyptus rustiques dans notre pays. En conséquence, l'approvisionnement en graines de beaucoup d'espèces est devenu impossible ou beaucoup plus cher par manque de stations indemnes. Dans le meilleur des cas on trouve des plantations de certaines espèces en Australie Occidentale mais les prix se sont fortement envolés faute de quantités suffisantes pour satisfaire la demande mondiale. J'ai essayé de maintenir la vente de graines de ces espèces mais dorénavant la quantité contenu dans le sachet ne sera plus de 0,5 g mais au paquet, sans indication de poids. Chaque paquet contient toutefois suffisamment de graines pour assurer la croissance d'une bonne dizaine de plantes. Pour en savoir plus. |
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RAREFACTION DE CHENES ASIATIQUES
Plusieurs espèces de chênes asiatiques (surtouts des persistants) vont disparaître des cultures européennes dans les prochaines années parce qu'il n'y a plus de collecteurs dans les régions d'origine. De plus, si jusqu'à présent il était possible de trouver divers grossistes sérieux en Chine, en Inde ou au Japon cela est désormais du passé.
En conséquence la culture des espèces suivantes est directement touchée par cette situation puisqu'il n'est plus possible d'importer des graines collectées dans le milieu naturel (donc non polluées génétiquement comme dans des collections). Au regard des données en ma possession et dans le meilleur des cas, la reprise de leur mise en culture ne saurait avoir lieu avant 2013-2014 pour une disponibilité à la vente en 2015-2016. Je me permets donc de conseiller à tous les collectionneurs potentiels de prendre cette information au sérieux car ces espèces vont rapidement devenir introuvables à des prix raisonnables. Les stocks actuels ne me permettant pas de tenir jusqu'en 2013, un augmentation substantielle sera hélas programmée pour cet automne. Je vous rappelle qu'une telle situation existe déjà sur toutes les espèces non européennes de pins depuis janvier 2008 (voir l'article ci-après) mais aussi sur d'autres espèces de chênes pour lesquelles j'avais également averti les passionnés que vous êtes ; constatez qu'on ne trouve plus en culture les espèces suivantes que je produisais pourtant régulièrement : canariensis, hartwissiana, ithaburensis, macranthera ou trojana. Les principales espèces concernées par cette pénurie sont :
Quercus gilva
Quercus glauca Quercus leucotricophora Quercus myrsinifolia Quercus phillyraeoides Quercus serrata
Hybridations : Bien sûr vous risquez de trouver des plants dans d'autres pépinières mais dans ce cas, avant d'acheter, renseignez-vous sur l'origine réelle et habituelle de leurs graines sachant que peu de pépinières achètent leurs graines directement dans les pays d'origine comme je le fais avec la conséquence évidente d'une plus large variabilité génétique de mes plants. En effet, beaucoup de plantes issues de semis sont souvent obtenues à partir de graines récoltées dans les collections européennes. Dans la majorité des cas, le risque d'hybridation est très fort puisque toutes les espèces de pins et de chênes, genres sur lesquels portent les restrictions, s'hybrident facilement. Hélas pour vous, vous ne vous en rendrez compte que dans plusieurs années. Or il est économiquement plus avantageux de se procurer des graines européennes pour lesquelles il n'y a ni frais de transport importants ni tracasseries administratives lors de l'importation de pays tiers. Par définition les graines que j'achête coûtent bien plus cher que celles récoltées ça et là dans des arboretums !
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En raison de la découverte d'une contamination par Gibberella dans une plantation de Pinus radiata dans le nord de l'Espagne, la communauté européenne a interdit depuis janvier 2008 l'importation de graines de toutes les espèces du genre Pinus. En théorie et pour être plus exact, les importations sont soumises à la présentation d'un certificat phytosanitaire établi par le pays d'origine qui certifie que les graines ont été récoltées dans des zones non contaminées. Dans la pratique et parce que la loi et les méthodes de contrôle ne font pas la différence entre l'importation des semences destinées aux entreprises forestières qui importent plusieurs dizaines de kilos sur seulement 3-4 espèces et l'importateur de petits lots d'espèces ornementales compris entre 25 et 500 g, les fournisseurs étrangers ne souhaitent pas s'embarrasser d'une telle paperasse et donc décident de ne pas expédier ces graines. Cela revient donc bien au résultat d'une interdiction !
Il est évident que face au danger de contamination de nos forêts, je ne peux qu'approuver ces mesures. En revanche, il est regrettable qu'aucune solution n'ait été étudiée pour permettre à la filière ornementale de continuer sa mission du maintien de la biodiversité sur le territoire européen et que seul le poids économique de la filière bois (même s'il est plus important) ait été pris en considération. Toute interdiction totale comme c'est le cas, ne peut qu'être préjudiciable à tout le monde car elle ouvre la porte à un marché parallèle des semences qui, de fait, entreront en Europe sans aucun contrôle, sous un autre nom. Au bout du compte, on aura indirectement favorisé l'introduction des germes incriminés au lieu de contrôler les flux avec bon sens. Comme les technocrates ne sont pas des gens de terrain ils envisagent même d'exiger la présentation d'un certificat lors de la vente de toutes les espèces de pins en Europe et à court terme pour toutes les plantes afin d'assurer une certaines traçabilité en accord avec les accords de Rio. C'est la mort assurée des plantes de collections par découragement de tous les acteurs ! Voudrait-on nous faire croire que ce sont les collectionneurs et les pépinières qui sont responsables du pillage de la planète et de la spoliation des populations locales ou fait-on politiquement exprès de ne pas y voir les laboratoires et industriels en tous genres ? C'est tellement plus facile de tout interdire à des gens finalement sans grande importance économique et sans influence plutôt que d'étudier réellement les vrais problèmes ! Les vrais destructeurs, profiteurs et pollueurs peuvent continuer sans être inquiétés car ils possèdent des moyens financiers de pression que nous n'avons pas. Avez-vous déjà surpris des financiers placer leur argent dans la protection de l'Environnement ? Je crois qu'ils préfèrent les bonnes entreprises capables de gagner rapidement des sommes colossales même au dépend de la planète mais ce sont les besogneux qu'on stigmatise ! En conséquence je suis dans l'obligation d'augmenter significativement les tarifs de ce genre étant donné que la majorité des espèces sera introuvable dans quelques mois. Enfin, il est probable que dans un avenir proche, ces mesures soient étendues à d'autres genres dont les chênes (Quercus) ce qui signera la fin de ma pépinière conservatoire et la diversité botanique de notre pays ! Alors le Grenelle de l'environnement n'est pour moi que de la poudre aux yeux politicienne et technocratique de responsables en quête d'une image dans le vent mais rien sur les moyens à mettre en place pour aider ceux qui agissent : lire à ce sujet l'article sur la conservation dans la rubrique "les oiseaux". |